Dimanche soir, à Martigny. Un couple cherche « pizzeria ouverte » sur son téléphone. Votre pizzeria est ouverte, mais votre fiche Google indique « Fermé » le dimanche : ils vont chez le voisin.
La bonne nouvelle : la fiche est gratuite, et ses réglages sont à votre portée. Voici ceux qui comptent, d’après les règles de Google lui-même.
Comment Google choisit-il qui apparaît sur la carte ?
Google retient surtout trois critères :
- la pertinence : votre fiche correspond-elle à ce que la personne cherche ?
- la distance : à quelle distance êtes-vous de la personne, ou du lieu qu’elle a tapé ?
- la notoriété, que Google appelle « proéminence » : votre établissement est-il connu ? Google la mesure notamment au nombre de sites qui renvoient vers vous et au nombre d’avis que vous avez reçus.
Et une phrase à garder en tête, tirée de l’aide de Google : « Il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place au classement local Google sur demande ou contre rémunération. » La distance, vous n’y pouvez rien. Le reste, si.
Votre fiche est-elle validée ?
Commencez par là. La validation indique à Google que vous êtes autorisé à représenter l’établissement. Selon les cas, elle se fait par une courte vidéo, un appel, un SMS ou un email, et c’est Google qui choisit la méthode.
Une fiche que vous ne gérez pas, c’est une fiche que vous ne pouvez pas corriger. Si la vôtre a été créée il y a des années par un ancien employé, demandez-en la propriété : Google prévoit une procédure pour cela.
Le nom, la catégorie et la description sont-ils justes ?
Le nom. Google demande le nom réel de votre établissement, tel que vos clients le connaissent. Si votre enseigne dit « Garage du Lac », votre fiche s’appelle « Garage du Lac ». Y ajouter « pneus pas chers Vevey » enfreint les règles : Google interdit dans le nom les slogans, les services et les lieux, et se réserve le droit de suspendre les fiches qui ne les respectent pas.
La catégorie. La catégorie principale décrit votre activité dans son ensemble, et Google conseille d’en choisir le moins possible. Prenez une boulangerie de Vevey qui sert aussi le café : « Boulangerie » en catégorie principale, et « Salon de thé » en plus, si cela correspond à une vraie activité.
La description. Elle tient en 750 caractères au plus, sans lien ni code HTML. Google demande de parler de votre établissement (ce que vous proposez, ce qui vous distingue, depuis quand vous exercez) plutôt que des promotions ou des prix.
Vos horaires sont-ils à jour, jours fériés compris ?
Des horaires faux coûtent des clients, comme à la pizzeria du début. Google conseille d’indiquer vos horaires habituels, et aussi vos horaires exceptionnels.
Les jours fériés varient d’un canton à l’autre. Dans le canton de Vaud, par exemple, le 2 janvier et le lundi du Jeûne fédéral sont fériés. Ouvert ou fermé ces jours-là, dites-le à Google à l’avance.
Le prochain rendez-vous arrive vite : les fêtes de fin d’année. Prenez cinq minutes, dès maintenant, pour indiquer vos horaires du 24 décembre au 2 janvier.
Recevez-vous vos clients chez vous ?
Si vous travaillez chez vos clients, comme un peintre de Fribourg ou un installateur sanitaire de Sion, et que vous ne recevez personne à votre adresse, Google demande de la retirer de la fiche. Vous indiquez à la place les zones que vous desservez : jusqu’à 20 zones, et Google recommande de ne pas dépasser deux heures de trajet depuis votre base.
Si vous recevez des clients sur place, comme un salon ou un magasin, l’adresse complète reste affichée.
Vos photos et vos services sont-ils en ligne ?
Google conseille d’ajouter des photos et des vidéos, pour montrer ce que vous proposez. Une façade reconnaissable, votre équipe, vos réalisations : ce qu’un client veut voir avant de venir.
Si vous proposez des services, listez-les sur la fiche, avec une description et, si vous le souhaitez, un prix. Pour un électricien, « Installation de bornes de recharge » renseigne mieux que « Électricité générale ».
Que faire des avis ?
Selon Google, plus vous recevez d’avis et de notes positives, plus votre classement local peut progresser. Trois gestes :
- demandez-les avec le lien ou le QR code que Google vous fournit, par exemple sur la facture ou dans un SMS après l’intervention ;
- répondez à chacun, les bons comme les moins bons : selon Google, vous montrez ainsi que vous accordez de l’importance à vos clients ;
- n’offrez rien en échange : ni rabais ni cadeau. Google l’interdit strictement, et peut retirer les avis obtenus ainsi.
Faut-il publier des actualités sur sa fiche ?
Vous pouvez publier sur votre fiche des actualités, des offres et des événements : une nouvelle prestation, une fermeture d’été, un apéritif pour vos dix ans. Des publications régulières montrent une fiche suivie.
Une précision utile : Google archive les publications de plus de six mois, sauf si elles ont une période définie. Une actualité de Noël peut donc encore s’afficher en mai.
Et ensuite ?
Ces réglages se font une fois, puis se suivent : de nouveaux horaires, de nouveaux avis, de nouvelles photos. C’est le cœur de ma formule SEO Local, dès CHF 490.– HT par mois, pour 3 mois minimum : l’optimisation de la fiche, les publications, les réponses aux avis, les annuaires suisses posés le premier mois et un rapport chiffré chaque mois. Tout est détaillé sur la page référencement local.
Pour savoir où en est votre fiche, faites votre audit gratuit : il vous demande, entre autres, si elle est complète et si vous recevez des avis chaque mois. Et si vous préférez en parler, demandez un appel de 20 minutes : je regarde votre fiche avec vous.
Questions fréquentes
- La fiche Google est-elle payante ?
- Non. Google permet de créer et de gérer sa fiche d’établissement sans frais. Et aucune place sur la carte ne s’achète.
- Combien de temps avant d’apparaître sur la carte ?
- Personne ne peut le garantir. Les effets d’une fiche soignée arrivent en général avant ceux du site, qui demandent plusieurs mois.